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Contexte
À la suite de la migration d'hyperviseur, un grand nombre de nouvelles machines devaient être intégrées à l'infrastructure CyberArk (serveurs PSM sous Windows et PSMP sous Linux/Red Hat). Le processus d'enrôlement existant, mélange de manipulations manuelles et de scripts Ansible via AWX, n'avait jamais été consolidé : des valeurs comme des noms de version étaient inscrites en dur dans plusieurs fichiers, provoquant des erreurs récurrentes à chaque montée de version, et une étape critique (l'enregistrement auprès du Vault) restait entièrement manuelle. Résultat : l'enrôlement d'une machine pouvait prendre plusieurs jours, ralentissant le projet de migration et mobilisant inutilement une équipe déjà en surcharge. J'ai proposé à mon responsable de reprendre cette mission d'optimisation.
Démarche
N'ayant pas encore de compétence sur Ansible/YAML, j'ai commencé par en apprendre la syntaxe et la logique (rôles, handlers, variables) pour comprendre l'existant avant d'y toucher. J'ai ensuite audité l'ensemble des scripts d'enrôlement pour recenser les points de défaillance récurrents, puis j'ai choisi de démarrer par les machines PSMP, plus simples, afin de valider ma méthodologie avant de l'appliquer aux PSM, plus complexes. J'ai construit un planning découpé en tâches priorisées (audit, refonte des variables, automatisation des étapes manquantes, playbook global, tests), partagé chaque jour en point d'équipe pour signaler les blocages.
Mise en place
Après les étapes préalables encore manuelles (attribution IP, VLAN, intégration au domaine, règles de pare-feu), j'ai centralisé toutes les valeurs qui changeaient à chaque montée de version (noms de version, chemins) dans deux fichiers de variables dédiés, un pour les PSM, un pour les PSMP, pour qu'une mise à jour n'exige plus qu'une seule modification au lieu d'une vingtaine. J'ai automatisé l'enregistrement au Vault, jusque-là entièrement manuel, puis fusionné l'ensemble en un playbook unique orchestrant toute la chaîne d'enrôlement, un seul lancement remplace désormais 20 jobs exécutés à la main. J'ai reproduit la même méthode sur les machines PSM, plus complexes du fait de l'environnement Windows.
Contraintes et difficultés
L'environnement Windows des PSM s'est révélé plus sensible aux mises à jour d'outils tiers, multipliant les cas d'erreur à diagnostiquer. L'absence de documentation sur les scripts existants a imposé d'analyser chaque message d'erreur AWX et chaque log pour remonter précisément à la ligne ou variable en cause, plutôt que de contourner le problème temporairement. Travaillant sur des scripts utilisés en production, chaque évolution devait être testée rigoureusement sur des machines dédiées avant tout déploiement, pour éviter toute régression sur les enrôlements en cours.
Valeurs ajoutées
Le temps d'enrôlement d'une machine, auparavant de 1 à 4 jours selon les cas, est passé à une demi-journée en moyenne, un gain d'environ 80%. Au-delà du gain de temps, l'automatisation complète libère l'équipe de la supervision manuelle script par script, lui permettant de travailler sur d'autres projets en parallèle pendant que l'enrôlement se déroule seul.
Type de compétence requise
- Ansible/YAML (rôles, handlers, variables) - AWX - Audit et refactoring de scripts existants - Administration Linux (Red Hat) et Windows - Intégration CyberArk (Vault, outils de supervision Zabbix/Trend Micro), planification et priorisation de projet - Méthodologie de test - Communication d'équipe quotidienne